Sauve اسأل (FAQ)

Les questions fréquemment posées sur la vaccination

Non, ce n’est pas une obligation. Le port de gants n’est pas requis pour l’injection du vaccin sauf si le soignant présente des plaies ouvertes au niveau des mains ou s’il prévoit un contact direct avec des fluides corporels ayant un potentiel risque infectieux.

 

Source.

 

Date de dernière mise à jour: 15 mars 2021.

L’immunité collective est définie comme le seuil de protection de la population à partir duquel un individu infecté pourrait contaminer moins d’une personne, ce qui, à terme, permettrait d’éliminer le virus de cette population. Elle peut être obtenue par immunité naturelle ou par la vaccination.
Le seuil à atteindre pour bénéficier de cette immunité dépend de la maladie. À ce jour, ce seuil pour la Covid-19 n’est pas encore établi avec certitude, mais d’après l’Institut Pasteur (Paris), il devrait se situer autour des 70%.
Compte-tenu des conséquences sanitaires de la pandémie de la Covid-19, il est éthiquement inconcevable de ne compter que sur l’immunité naturelle pour obtenir une immunité collective. De plus, dans la plupart des pays du monde, on estime que moins de 10% de la population a été infectée par le virus de la COVID-19. Ainsi, il est plus que nécessaire de vacciner le plus largement possible, afin d’atteindre rapidement ce seuil de protection collective.

 

Source: Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

La pandémie à Sars-Cov-2 a nécessité une réponse beaucoup plus rapide que le schéma traditionnel. Cette accélération a été facilitée par plusieurs facteurs :
1/ L’immunité contre les coronavirus avait beaucoup été étudiée à l’occasion des alertes précédentes (l’émergence du SARS-CoV en Asie en 2003, et l’émergence du MERS-CoV en Arabie Saoudite en 2012). On savait donc qu’il était généralement suffisant de déclencher une réponse contre la protéine S pour obtenir une protection.
2/ Pour le SARS-CoV-2, la séquence de la protéine S a été rendue publique par les scientifiques chinois dès janvier 2020. La production d’ARN correspondant à cette séquence a pu se faire quasiment immédiatement. Les essais rapidement menés chez l’animal ont confirmé qu’il était assez simple de déclencher une réponse immunitaire efficace contre le SARS-CoV-2 (contrairement à d’autres agents pathogènes).
3/ Avant l’arrivée de la pandémie de Covid-19, les plateformes de vaccination de type acide nucléique (ADN, ARN) avaient déjà été largement étudiées sur des modèles animaux et dans des essais cliniques de phase 1 et 2. Ce sont donc des années de travail gagnées sur l’élaboration d’un vaccin contre le SARS-CoV-2.
4/ Les différentes étapes du développement clinique des vaccins se sont très rapidement succédées, voire chevauchées, en accord avec les autorités réglementaires de santé. Sans être dégradés, les processus de vérification ont été considérablement accélérés par la création de procédures pour évaluer rapidement et de façon continue les vaccins en développement sans pour autant déroger à la rigueur scientifique. Par exemple, la “rolling review” consiste à analyser les données fournies par les laboratoires toutes les deux semaines, permettant de réduire la durée du processus. Quelle que soit l’approche vaccinale, les vaccins ne seront autorisés que lorsque les autorités indépendantes confirment leur qualité, leur sécurité et leur efficacité.
5/ La mobilisation des équipes de recherche et des gouvernements ainsi que la création de partenariats public-privé ont facilité et accéléré le développement, la fabrication (anticipation du développement industriel) et la distribution des vaccins.
6/ Un risque financier a été pris par les entreprises pour avancer plus vite sans une assurance de rentabilité à chaque étape. Plusieurs entreprises ont commencé à produire la forme commerciale avant la fin de leurs études de phase III, ce qui permet un énorme gain de temps, mais aussi un énorme risque financier si les études ne sont pas concluantes.
Ces facteurs ont permis d’accélérer l’intégralité du processus de développement et de production en conservant toutes les évaluations habituelles de leur sécurité.

 

Sources:

1/ Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française
2/ Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

NON, il est impossible d’être infecté par le SARS-CoV-2 à partir du vaccin. Les vaccins contre la Covid-19 disponibles à l’heure actuelle utilisent soit des virus entiers inactivés, soit une partie du virus (protéine S), ou bien son génome. Ces différentes technologies vaccinales ne peuvent pas causer une infection par le virus.

 

 

Source: Johns Hopkins University of Medicine.

 

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Il n’y a pas de risque avéré en ce sens.
Lors de certaines infections, la présence d’une immunité préexistante à l’infection (d’origine vaccinale ou non) peut favoriser des formes graves de cette infection.
Un phénomène d’augmentation délétère de la réaction inflammatoire a été observé dans plusieurs modèles animaux d’infection par le SARS-CoV-1, et après un vaccin MERS-CoV chez l’animal.
Par contre, pour le SARS-CoV-2, aucune donnée in vitro ou in vivo dans les modèles animaux d’infection par le virus ou dans les essais cliniques vaccinaux ne corrobore cette hypothèse.
Comme d’autres effets hypothétiquement possibles, cela est surveillé dans le cadre de la pharmacovigilance en vie réelle (phase 4).

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

La durée de l’immunité post-vaccinale ou post-infectieuse n’est pas encore connue. En fonction de la durée de persistance des anticorps neutralisants et de la cinétique de montée des titres d’anticorps lors d’une nouvelle exposition , des rappels vaccinaux pourraient être nécessaires à un rythme encore à définir. Par ailleurs, si le virus acquiert des mutations lui permettant de ne plus être reconnu par la réponse immune post-vaccinale ou post-infectieuse, et si l’épidémie n’a pu être maîtrisée, alors il pourra être nécessaire de se vacciner régulièrement avec un vaccin adapté à d’éventuels variants qui auraient échappé au système immunitaire.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Français.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

La vaccination ne constitue probablement pas une stratégie efficace pour la prévention de la Covid-19 après une exposition documentée au SARS-CoV-2 étant donné que le délai entre la première dose vaccinale et la protection conférée par le vaccin (2 à 3 semaines) est supérieur à la période d’incubation du virus (5 jours en moyenne).

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Les vaccins doivent être injectés par voie intramusculaire stricte. Il s’agit de la voie d’administration qui a été utilisée dans les essais cliniques. Par ailleurs, la voie sous cutanée a été associée à une moins bonne immunogénicité et à une augmentation de la réactogénicité locale.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

La vaccination peut être faite dans le muscle deltoïde (pour une compression plus facile) avec une aiguille fine (idéalement 25G, et une longueur de 25 mm), suivie d’une compression forte et prolongée de 2 minutes. Les personnes qui présentent un trouble de l’hémostase ou de la coagulation particulièrement sévères peuvent être vaccinées, au cas par cas, si les bienfaits éventuels l’emportent nettement sur les risques liés à l’administration.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Le rôle des adjuvants tels que l’aluminium est d’aider à la stimulation du système immunitaire. Les vaccins à ARN, les vaccins vectorisés viraux et les vaccins vivants ne contiennent pas d’adjuvants étant donné que leur nature même permet de créer une réaction immunitaire satisfaisante. Les vaccins qui nécessitent l’utilisation d’adjuvant sont les vaccins inactivés et les vaccins protéiques.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

Pour les personnes âgées la réponse vaccinale est moins efficace et moins durable du fait d’un système immunitaire moins actif (immunosénescence).
La même question se pose donc pour les vaccins contre la Covid-19, raison pour laquelle dans les essais cliniques de phase 3 les sujets âgés étaient inclus. Les sujets très âgés n’étaient par contre pas assez représentés dans ces essais. Les données de la phase 4 (en vie réelle) permettront de mieux répondre à cette question et de savoir si un type de vaccin doit préférentiellement être administré dans ces populations.

 

Sources:

1/ New England Journal of Medicine

2/ Société française de pharmacologie et de thérapeutique

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun vaccin à ARN homologué. Cependant, les chercheurs y travaillent depuis plus de 20 ans. Cette technologie a fait l’objet d’améliorations continues, qui ont largement contribué à sa sûreté.
Avant la pandémie de Covid-19, des vaccins à ARN ont été testés chez l’être humain contre les virus Zika, de la grippe, de la rage, et le cytomégalovirus, avec environ 600 participants inclus dans ces essais.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Ils sont très faciles et rapides à produire. Dès que la séquence du génome du SARS-CoV-2 a été publiée, il a suffi de très peu de temps pour produire à partir d’ADN de synthèse
l’ARNm correspondant à la protéine S. Cette propriété facilitera l’élaboration rapide des nouvelles versions du vaccin incorporant une ou plusieurs séquence(s) de variant(s).
Par ailleurs, ils induisent une réponse immunitaire humorale et cellulaire. C’est un avantage par rapport aux vaccins inactivés ou sous-unitaires qui induisent uniquement une réponse humorale.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Les preuves d’efficacité de ces vaccins proviennent de deux vastes essais cliniques de phase 3 randomisés, en double aveugle et avec un groupe placebo, c’est-à-dire procurant le plus haut niveau de preuve scientifique.
Les dernières données publiées rapportent une efficacité de 94.1% (Moderna) et 95% (Pfizer-BioNTech)
En ce qui concerne les formes graves, dans l’essai clinique de Moderna, il y a eu 30 cas de Covid19 graves dans le groupe placebo (dont 1 décès et 2 hospitalisations en soins intensifs) contre aucun dans le groupe ayant reçu le vaccin ; dans l’essai clinique de Pfizer-BioNTech, il y a eu 9 cas graves dans le groupe placebo et 1 dans le groupe ayant reçu le vaccin.

 

Sources: 

1/ Efficacy and Safety of the mRNA-1273 SARS-CoV-2 vaccine by L.R. Baden et al
2/ Safety and Efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 vaccine by F.P. Polack et al


 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

L’efficacité vaccinale globale rapportée dans l’analyse intermédiaire sur 12 000 participants environ, jugée sur la prévention des cas de Covid-19 symptomatiques survenant au moins 14 jours après la seconde dose de vaccin, a été estimée à 70 %. Sur les 131 cas confirmés de Covid-19, 30 étaient dans le groupe vaccinés et 101 dans le groupe contrôle. Aucune hospitalisation pour Covid-19 n’a eu lieu dans le groupe vacciné versus 10 dans le groupe contrôle dont 1 décès.

 

Sources: Safety and efficacy of the ChAdOx1 nCoV19 vaccine (AZD1222) against SARS-CoV-2: an interim analysis of four randomised controlled trials in Brazil, South
Africa, and the UK. Lancet 2021

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Non.
Il n’a pas été observé au cours des essais de phase III de différences d’efficacité ou de tolérance chez les patients sous traitements chroniques. À l’heure actuelle la vaccination contre la COVID-19 est recommandée chez ces patients.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Ces situations ne constituent pas une contre-indication à la réalisation d’un vaccin à ARN ou d’un vaccin vectorisé viral non réplicatif puisqu’ils sont dénués de pouvoir infectieux. Dans certaines situations, il peut être raisonnable de décaler la vaccination chez les individus en poussée de leur maladie auto-immune. On peut par contre craindre que ces patients acquièrent une immunité post-vaccinale insuffisante.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Plusieurs preprints montrent qu’une dose unique de vaccin dans cette population déclenche une importante ascension des titres d’anticorps. Une étude de l’immunogénicité de la 1ère dose de vaccin de Pfizer-BioNTech réalisée chez 514 professionnels de santé dans la vraie vie a montré des titres d’anticorps 10 fois supérieurs chez les personnes ayant un antécédent d’infection. D’ailleurs en France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé le 12 février 2021 que la vaccination des personnes non immunodéprimées ayant un antécédent d’infection à SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) ne comporte qu’une seule injection vaccinale après l’infection tenant lieu de rappel.

 

Sources: 

1/ Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française

2/ Haute Autorité de Santé (HAS). Stratégie de vaccination contre le SARS-CoV-2 : Vaccination des personnes ayant un antécédent de Covid-19. 12 février 2021.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Il n’existe pas de données sur la sécurité des vaccins anti-Covid-19 chez les femmes qui allaitent (exclues des essais cliniques) ou sur leurs effets sur les nourrissons allaités ou sur la production de lait. Néanmoins, les vaccins approuvés en Europe et aux Etats-Unis étant dénués de pouvoir infectieux, sans passage systémique attendu, donc sans passage dans le lait, le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) en France et l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) considèrent qu’une vaccination par un vaccin à ARNm est envisageable chez une femme qui allaite. Il n’y a pas d’argument pour penser que cela sera différent pour le vaccin d’AstraZeneca ; au Royaume-Uni, les femmes qui allaitent et qui appartiennent à un groupe ciblé par la vaccination peuvent d’ailleurs le recevoir.

 

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

 

Date de dernière mise à jour: 26 février 2021.

Les vaccins actuellement disponibles n’ont pas été évalués en population pédiatrique (mis à part chez les adolescents de 16-18 ans pour Pfizer-BioNTech). La vaccination n’est donc pas indiquée dans cette population.

Source: Société de Pathologies Infectieuses de Langue Française.

Date de dernière mise  à jour: 26 février 2021.