Organisation du contact tracing

Observatoire National des Maladies Nouvelles et Émergentes
Déc
2020

Ces informations ont été collectées à partir du document élaboré par l’ONMNE et publié le 28 décembre 2020 qui révise et complète certaines définitions et conduites à tenir en rapport avec la pandémie de Covid-19.

 

 

Le contact tracing se base sur : 

  • L’identification rapide des contacts étroits d’un cas confirmé COVID-19. 
  • Dans les zones à risque élevé, avec des « cas groupés » ou des « clusters », un dépistage actif des cas symptomatiques doit aussi être envisagé afin de réduire la transmission, ceci en association avec le renforcement des mesures de distanciation physique, des mesures barrières, des mesures d’hygiène et des mesures spécifiques dans les clusters. 

Dans le cadre d’investigation de clusters, on utilisera les tests rapides à antigène selon les protocoles spécifiques en vigueur.

A. Étapes clés d'identification et liste des contacts :

Immédiatement après l’identification d’un cas confirmé, les prochaines étapes concernant la recherche des contacts comprennent : 

Interroger le cas index pour recueillir des informations sur les antécédents cliniques et lister les contacts possibles qui se sont produits entre 72 heures avant le début des symptômes ou la date de confirmation s’il est asymptomatique, et l’isolement du cas. Cela devrait être effectué par un appel téléphonique lorsque cela est possible par les membres de la cellule régionale de veille sanitaire correspondante avec un appui de l’ONMNE. Pour les cas hospitalisés, le personnel soignant se charge de la collecte d’informations directement auprès du cas ou des membres de sa famille. 

Tracer et investiguer les contacts listés moyennant le formulaire « Contact Tracing » (papier/électronique) :   Nom et prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse de résidence, date de dernier contact avec le cas index, niveau d’exposition (type de contact) et présence ou non d’une symptomatologie évocatrice. 

À l’issue de cette investigation, les contacts seront classés en fonction du niveau d’exposition en : exposition à haut risque (« contact étroit »5) ou à faible risque. 

Prendre des dispositions pour signaler et tester tous les contacts étroits symptomatiques. 

Sensibiliser tous les contacts étroits identifiés aux mesures d’auto-isolement, à l’auto-surveillance des symptômes, et au respect des précautions standard d’hygiène.

B. Suivi des contacts :

En fonction du niveau de risque d’exposition, plusieurs actions doivent être envisagées : 

 

Contacts étroits : 

Les contacts étroits, symptomatiques ou asymptomatiques, doivent être mis sous quarantaine et activement surveillés par les responsables de la cellule régionale de veille régionale correspondante selon les protocoles en vigueur. 

 

  • Pour les contacts étroits symptomatiques et qui ont été testés (par les TDR ou RT-PCR en fonction du protocole en vigueur) : 

▪ Si le test est positif, le contact est classé en cas confirmé et on applique le protocole du cas confirmé. 

▪ Si le test est négatif, il faut continuer la surveillance jusqu’à 14 jours après la date du dernier contact avec le cas index et appliquer rigoureusement les mesures barrières. 

 

  • Pour les contacts étroits asymptomatiques : 

L’apparition de symptômes évocateurs pendant la période de surveillance maximale de 14 jours, amène à poser l’indication de la réalisation d’un prélèvement pour un test RT-PCR. 

 

Contacts classés à faible risque : 

On n’applique pas d’auto-isolement mais ils doivent s’auto-surveiller et appliquer les mesures barrières et d’hygiène standards.

Rôle des intervenants dans la réalisation des prélèvements et le contact tracing :

La gestion du travail des équipes d’intervention rapide et des équipes régionales de veille sanitaire, se fait sous la responsabilité du Directeur Régional de la Santé en coordination avec les réseaux SAMU/SMUR de référence de la zone sanitaire considérée, l’Unité de Médecine d’Urgence, le Shoc room et l’Observatoire National des Maladies Nouvelles et Émergentes : 

Les prélèvements des cas suspects et probables peuvent être réalisés, selon les situations, par les équipes de préleveurs de la première ligne (CSB ou Médecin de libre pratique), par les équipes d’urgence dans les structures sanitaires, par les laboratoires publics ou privés ou par les équipes d’intervention rapide en coordination avec le directeur régional de la santé. 

Le contact tracing et le dépistage actif, y compris les prélèvements indiqués dans ce cadre, sont réalisés par les équipes d’intervention rapide et les équipes de veille régionales.